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# Le Chant des Reliques — Saison 2, Épisode 2
## *Arrivée à Gueule Noire*
## Chapitre 1 — Le Corps Encombrant
*Cillitéhon, Narel*
Dans la cale du navire, Cillitéhon et Narel se retrouvent face au cadavre du second. Narel, cachée derrière les caisses, observe le corps mutilé avec un mélange d'effroi et de dégoût — c'est la première fois qu'elle voit un mort d'aussi près, et dans un tel état.
Cillitéhon s'agenouille près d'elle pour lui épargner la vue du visage défiguré. Elle lui propose un plan : garder un œil sur la dépouille pendant qu'elle détourne l'attention des matelots, puis jeter le corps à la mer ensemble.
Narel acquiesce vivement. Elle désigne une caisse où ils pourraient cacher temporairement le second, puis, dans un élan touchant, montre ses biceps inexistants en promettant son aide. « Tu m'as aidée, alors je t'aiderai aussi. »
Avant de partir, Cillitéhon s'enquiert des rites funéraires enderiens. Narel lui explique que pour son peuple, le corps retourne à la nature, au grand cycle. La vie — qu'elle soit végétale, minérale ou animale — possède la même importance. Tuer est un crime grave, sauf lors de certaines célébrations rituelles. Elle jette un regard au cadavre : « C'était un mal nécessaire, je suppose. »
Cillitéhon dissimule le corps entre des caisses, couvre le visage d'un sac de toile, puis prend le veston du second et remonte sur le pont.
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## Chapitre 2 — Le Matelot aux Yeux Fixes
*Cillitéhon*
Sur le pont, l'équipage s'affaire à réparer les dégâts de la tempête. Cillitéhon s'approche de quelques matelots et, s'inclinant poliment, prétend que le capitaine l'envoie chercher son second qu'elle n'a pas vu depuis un moment.
Un des hommes se propose de l'accompagner dans les recherches — celui-là même qui l'avait observée étrangement lors de sa première nuit sur le pont. Il s'avance vers elle d'un pas lent, le regard fixe, comme s'il ne clignait jamais des yeux.
Ensemble, ils descendent dans les entrailles du navire, traversant les hamacs des matelots, les latrines nauséabondes, les ateliers de réparation. Plus ils s'enfoncent, plus l'obscurité s'épaissit. Et toujours, ce matelot la suit d'un pas mécanique, se retournant à intervalles réguliers pour la fixer — cinq pas, six pas, un regard, un reniflement, toujours le même rythme.
Dans l'atelier plongé dans le noir, il cesse de chercher. Il la regarde simplement, sans ciller, puis s'approche et agite ses doigts devant son visage. Un comportement étrange, presque mécanique, qui met Cillitéhon mal à l'aise.
Elle décide de remonter. Il lui emboîte le pas, collé à elle, reniflant de plus en plus fort. Elle se retourne brusquement — il s'arrête net, la fixant dans le silence. Il y a quelque chose de déshumanisé dans son attitude, comme une marionnette.
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## Chapitre 3 — La Vision de Vespera
*Vespera*
Sur les docks de Gueule Noire, Vespera se tient au bord d'une plateforme glissante de bruine. Elle n'a pas attaché ses sangles de sécurité, trop préoccupée par Kev qui répare la passerelle. L'île tangue. Le sol est traître. La balustrade est tordue.
Elle sent le vide l'appeler, son corps basculer en arrière...
Mais ce n'est qu'une vision.
Vespera s'effondre à genoux devant la passerelle, le cœur battant à tout rompre, des sueurs froides sur le front, le corps tremblant. L'expérience était si réelle qu'elle en a la nausée. Dans sa tête, un brouhaha assourdissant, des pensées qui s'entremêlent, et une voix grave, rauque, dont les mots restent incompréhensibles.
Kev tourne autour d'elle comme un chien inquiet, n'osant pas la toucher. « Madame, ça va ? »
Elle ne répond pas vraiment, la main crispée sur sa poitrine. Kev l'aide à se relever et la ramène dans l'atelier de Fulguraxx, traînant sa caisse d'outils de sa main blessée. Il l'assoit sur une chaise. Fulguraxx n'est pas là.
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## Chapitre 4 — Partager la Bouteille
*Vespera*
Vespera désigne un placard. Kev en sort une bouteille d'alcool. Elle boit une grande gorgée, comme si c'était de l'eau après un effort intense.
Elle tend la bouteille à Kev et lui dit de se poser. C'est alors qu'elle remarque sa main — striée, en sang, à force d'avoir traîné la caisse. Sans un mot, elle lui prend la main et y pose un morceau de tissu.
Un silence s'installe. Ils partagent ce moment de calme, loin du vent, des plaques qui cognent, du vacarme des docks.
Kev finit par dire : « Vous savez, moi, mon père, c'est comme ça qu'il est passé par-dessus la balustrade. » Il désigne la bouteille. « Moi, je pense que vous devriez arrêter ça. »
Vespera secoue la bouteille avec un sourire amer. « Une des règles aussi, c'est : bois. Bois beaucoup dans ce boulot. Mais si tu bois, tu bosses pas derrière. Donc tu choisis. »
Kev regarde sa main blessée. « J'ai assez travaillé pour aujourd'hui. » Il prend la bouteille, avale une gorgée, grimace terriblement. « C'est vraiment pas bon. On dirait de l'huile. »
« Ouais, mais ça, contrairement à l'huile, ça guérit tous les maux. »
Vespera vit mal cette défaillance devant son apprenti. Cette faiblesse exposée, cette honte qu'elle traduit par le silence et l'alcool.
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## Chapitre 5 — La Veste du Mort
*Cillitéhon*
De retour sur le pont, Cillitéhon parvient à distancer le matelot inquiétant en le dirigeant vers la trappe où se cache Narel. Au dernier moment, elle se précipite derrière des tonneaux et dispose le veston du second, comme si elle venait de le découvrir coincé là.
« Attendez ! C'est pas à lui, ça ? »
Le matelot s'arrête, fronce les sourcils — première expression visible sur son visage. Il examine la veste. « Avec le temps qu'il fait, il aurait pas enlevé sa veste... »
Cillitéhon joue l'inquiétude. « C'est inquiétant, non ? Peut-être faudrait-il avertir le capitaine. »
Elle parvient à convaincre le matelot d'aller prévenir le capitaine, puis convainc d'autres membres d'équipage de l'accompagner. Bientôt, le pont se vide autour de la trappe où se trouve Narel.
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## Chapitre 6 — L'Incendie Providentiel
*Cillitéhon, Narel*
Dans la cale, Narel attend. Elle serre le médaillon de son frère, luttant contre la nostalgie de sa maison, contre les larmes qui montent. Les récits des anciens sur les dangers du monde extérieur n'étaient pas exagérés. Elle a vu la preuve de la cruauté des hommes.
Mais elle refuse de se laisser abattre. Son frère a fait ce voyage. Il n'en est pas revenu, mais elle, elle reviendra. Elle en est certaine.
Soudain, des cris retentissent : « Au feu ! Au feu ! »
Un matelot s'est endormi avec sa cigarette. Les cendres sont tombées sur de la paille, le feu s'est propagé. C'est la panique. Tout l'équipage se précipite vers les cales opposées pour combattre les flammes, y compris le capitaine.
Cillitéhon saisit l'opportunité. Elle dévale vers Narel. « On a quelques minutes ! »
Ensemble, elles hissent la caisse contenant le corps dans l'escalier — Cillitéhon tire, Narel pousse. Elles luttent, mais parviennent au bord du navire. Au moment de basculer le corps par-dessus bord, le capitaine ressort de l'autre côté du pont.
Narel retourne vivement une caisse vide sur elle pour se cacher. Le corps du second tombe à l'eau avec un grand plouf. La fumée envahit le pont, tout le monde s'affaire à éteindre l'incendie.
« Un homme à la mer ! » crie quelqu'un en reconnaissant les vêtements distinctifs du second.
Mais le bateau d'abord. Le feu est la priorité.
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## Chapitre 7 — Derniers Jours en Mer
*Cillitéhon, Narel*
Le reste du voyage se déroule sans encombre. Une cérémonie est organisée pour le second disparu — des anecdotes peu reluisantes de violence et d'excès. Cillitéhon reçoit même des remerciements pour son aide à bord, sous l'insistance du grand prisonnier noir.
Fidèle à sa parole, Cillitéhon continue d'apporter nourriture et eau aux anciens esclaves dans la cale. Les matelots, pressés d'arriver, ne descendent même plus les nourrir pendant les deux derniers jours.
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## Chapitre 8 — Une Nuit Agitée
*Vespera*
Dans ses appartements des Entrailles, Vespera ne trouve pas le sommeil. L'endroit est un capharnaüm — vêtements éparpillés, linge qui déborde — sauf le bureau, impeccablement rangé, chaque outil à sa place.
Elle repense à Fulguraxx. Son comportement anormal, son absence, sa colère inhabituelle. Quelque chose ne va pas, et cela la ronge.
Machinalement, elle joue avec un objet dans sa main. C'est alors qu'elle réalise ce qu'elle tient : une petite sphère d'à peine un centimètre que le marchand lui avait donnée. Elle ressemble aux perles qu'elle connaît, mais sa couleur est différente — verte, phosphorescente, comme si un liquide lumineux y était emprisonné.
Elle n'en a jamais vu de cette couleur. Une idée lui traverse l'esprit : peut-être que cela remonterait le moral de Fulguraxx ? Elle confectionne maladroitement un emballage cadeau — bribes de papier, morceaux de ficelle, ruban collant — qui ressemble davantage à une papillote qu'à un présent.
Incapable de dormir, elle se plonge dans son projet personnel, le bruit des outils résonnant dans la nuit, jusqu'à ce que l'épuisement l'emporte.
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## Chapitre 9 — L'Île Suspendue
*Cillitéhon, Narel*
À l'aube, le navire approche de sa destination. Le capitaine remarque quelque chose à l'horizon et pointe du doigt. Cillitéhon, sur le pont, et Narel, l'œil collé à un trou dans la coque, contemplent le même spectacle.
Une masse sombre émerge de la brume. Et dans cette brume, des dizaines d'arcs-en-ciel fragmentés naissent et meurent, éphémères.
Pour Cillitéhon, l'image correspond à ce qu'elle a appris — les calligraphies, les descriptions. Elle ressent une hâte profonde, l'élan du bateau comme s'il était le sien.
Pour Narel, c'est l'émerveillement pur. La bouche ouverte, le visage pressé contre les planches, elle oublie tous ses déboires, les semaines de captivité, la faim. Elle trépigne d'impatience, prépare son petit sac, range la couverture que Cillitéhon lui a donnée.
Le courant tire le navire avec une force étrange, même si les voiles sont molles. L'eau tourbillonne autour de la coque. Et soudain, la bruine s'écarte.
L'île apparaît.
Elle ne repose sur rien. Elle flotte, suspendue à quarante mètres au-dessus de l'eau, comme si on avait arraché un morceau de terre au monde. Pas de piliers, pas de support. Juste cette masse de roche noire qui défie la gravité.
Un vrombissement grave leur parvient, constant, vibrant jusque dans leurs os.
Autour de l'île, quatre colonnes massives de pierre noire émergent de l'océan — des piliers qui montent jusqu'au niveau de l'île, courbés comme les dents d'une mâchoire prête à se refermer. Des passerelles les relient à la terre flottante.
Cillitéhon balaye le décor méthodiquement, comparant ses souvenirs d'étude à la réalité. Elle situe mentalement les quartiers, les zones ouvrières, organise son plan.
Narel est submergée par l'émerveillement et la crainte mêlés. Comment cette île flotte-t-elle ? Comment vivent les gens là-haut ? Tant de questions, tant de découvertes en perspective.
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## Chapitre 10 — La Traversée du Maelström
*Cillitéhon, Narel*
Cillitéhon rejoint le capitaine pour le remercier une dernière fois. Il lui conseille de se tenir à une corde ou de descendre dans les cales — la manœuvre va être rude.
Elle s'enquiert du sort des « passagers » dans les cales. Le capitaine se ferme. « Ça ne vous regarde pas. » Mais il ajoute : « Sur Gueule Noire, on n'apprend rien de regrettable. »
Cillitéhon descend rejoindre Narel. Le courant devient brutal, le bateau file comme dans des montagnes russes. Le capitaine hurle des ordres, court d'un bout à l'autre du pont, manœuvrant presque seul. « Pilier Nord-Est ! Pilier Marchand ! Pilier Sacré ! » Les noms fusent.
Le navire slalome entre les colonnes géantes. Et là, Cillitéhon aperçoit ce qui se cache sous l'île : la Fosse.
L'océan n'existe plus à cet endroit. Il s'enroule sur lui-même dans un vortex monstrueux, des kilomètres de diamètre, une spirale qui descend vers un néant obscur. Des murs d'eau qui tournent et s'enfoncent dans les ténèbres. Et au-dessus de cet abîme, l'île flotte, imperturbable.
Le vrombissement vient de là.
Puis, d'un coup, le calme. Le bateau passe entre deux piliers et se retrouve dans l'anneau — cette bande d'eau parfaitement lisse, comme du verre, qui entoure le vortex.
Le navire s'arrime à l'un des piliers. Des escaliers en colimaçon sculptés dans la pierre noire montent vers les passerelles.
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## Chapitre 11 — Le Pacte Final
*Cillitéhon, Narel*
Cillitéhon s'agenouille près de Narel dans la cale. « Nous sommes arrivés. »
Narel trépigne, son petit sac sur l'épaule. « Oh oui, enfin ! »
Cillitéhon s'étonne de son absence de peur. « Vous n'avez pas peur du tout d'arriver dans un terrain inconnu ? »
« Si, j'ai un peu peur. Mais il n'y a pas d'aventure sans peur. »
Sage réponse. Cillitéhon lui propose de combiner leurs recherches — deux errantes seront plus efficaces qu'une seule. Narel accepte avec enthousiasme. « Tu m'as aidée. C'est à mon tour de t'aider. »
Marché conclu.
Mais l'extraction s'annonce délicate. Cillitéhon ne comprend pas tout des enjeux entre Narel et l'équipage, mais elle sait que la jeune fille ne devait pas être vue.
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## Chapitre 12 — La Révolte des Esclaves
*Cillitéhon, Narel*
C'est alors que trente silhouettes émergent du fond de la coursive. Les anciens esclaves, armés de pieux taillés, de planches, de boucliers de fortune. O'Kree en tête, son gourdin à la main.
Il s'approche de Cillitéhon. « Je crois que c'est maintenant. »
Cillitéhon comprend : une fois sur l'île, plus personne ne risque rien. La loi martiale de Gueule Noire est absolue — tout meurtre ou blessure grave intentionnelle mène à l'exécution immédiate, jeté dans la Fosse. Mais il faut d'abord payer l'entrée.
« Vous avez de quoi payer ? »
« Non. C'est pour ça qu'on va se servir. »
Narel sort alors de sa poche les trois sphères lumineuses qu'elle avait dérobées au second. Les yeux d'O'Kree s'écarquillent. « Avec ça, on pourra tous rentrer. Vous y compris. »
Il regarde les autres et lance : « C'est ma tournée ! »
La trappe s'ouvre. O'Kree fonce, gourdin levé. Les esclaves déferlent sur le pont dans un chaos de cris et d'acier. C'est la mêlée générale — les matelots surpris dégainent, certains esclaves grimpent sur les conteneurs pour échapper aux coups.
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## Chapitre 13 — La Fuite vers les Cages
*Cillitéhon, Narel*
Cillitéhon suggère de passer par les conteneurs plutôt que de traverser la bataille. Des cages de métal géantes sont posées sur le pont, flottant depuis l'île — c'est par là que les marchandises sont hissées.
Narel acquiesce. Elles se faufilent dans le chaos.
Cillitéhon monte la première, saisissant les barreaux avec une agilité naturelle — sa nature troglodyte lui permet de grimper aussi facilement que de marcher. Mais une main attrape sa jambe. Le matelot aux yeux fixes est là, la regardant sans ciller.
Au même moment, Narel bondit sur le dos d'un matelot distrait, s'agrippe aux barreaux et grimpe. Elle se retourne, tend la main vers Cillitéhon.
D'un coup de talon bien placé entre les deux yeux de son assaillant, Cillitéhon se libère et saisit la main de Narel. Ensemble, elles se hissent sur la cage au moment où celle-ci commence à s'élever.
Sous elles, la bataille fait rage sur le pont du navire. Les esclaves tentent de forcer le passage vers les piliers. Mais Cillitéhon et Narel s'élèvent, portées par la cage flottante, vers l'île suspendue.
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## Chapitre 14 — Les Premiers Pas sur Gueule Noire
*Cillitéhon, Narel*
La cage se pose sur les docks. Le spectacle est saisissant : des conteneurs empilés à perte de vue, des dockers en exosquelettes s'affairant partout, le vacarme du travail, la bruine omniprésente.
Des gardes en cuirasses d'acier sombre et riveté viennent à leur rencontre. « Ça fera 10 shins par personne. »
Avant que Narel ne puisse débourser ses précieuses sphères, O'Kree arrive en courant, essoufflé d'avoir grimpé les milliers de marches. Un garde fait signe que c'est bon — le grand noir a payé pour tout le monde.
Narel sort quand même les sphères. Cillitéhon en prend une sur les trois et lui rabaisse la main — elle a estimé leur valeur d'après la réaction d'O'Kree. Inutile de tout dépenser.
Elle tend une seule sphère au garde. Celui-ci observe la main de Narel avec les deux autres, échange un regard étrange avec son collègue, mais laisse passer.
Autour d'elles, les anciens esclaves explosent de joie, pleurent, s'étreignent, embrassent la terre. Cillitéhon pose sa main dans le dos de Narel, l'incitant doucement à s'éloigner. Il vaut mieux ne pas rester près des gardes.
En contrebas, sur le bateau, la bataille continue.
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## Chapitre 15 — Un Nouveau Matin
*Vespera*
Sur les docks de Gueule Noire, Vespera observe l'agitation des arrivages. Elle a cherché Fulguraxx toute la matinée sans le trouver. Alors elle fait ce qu'elle fait chaque jour : son marché matinal, à la recherche de nouvelles pièces, de nouvelles trouvailles.
Avec tous ces navires qui arrivent, il y aura forcément des opportunités.
Son esprit est partagé — l'inquiétude pour Fulguraxx, le stress de la veille, mais aussi l'excitation. La nuit lui a apporté des idées, des plans. Elle a du travail, beaucoup de travail, et elle a hâte de s'y remettre.
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## État des Personnages en Fin d'Épisode
**Narel** : Excitée et un peu effrayée, mais rassurée par la présence de Cillitéhon. Elle a trouvé une amie et se sent prête à découvrir l'île, à chercher des informations sur son frère.
**Cillitéhon** : Émue par la joie des esclaves libérés qui remercient la terre d'exister. Fière d'avoir participé à ce moment. Prête à poursuivre sa mission tout en veillant sur Narel.
**Vespera** : Inquiète pour Fulguraxx, honteuse de sa défaillance devant Kev, mais galvanisée par ses projets. Elle possède une mystérieuse sphère verte dont elle ignore la nature exacte.
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## Éléments Narratifs Clés
- **La Fosse** : Le vortex géant sous l'île est révélé — un maelström qui aspire l'océan vers un néant obscur, source du vrombissement permanent
- **La loi martiale** : Tout meurtre ou blessure grave sur Gueule Noire mène à l'exécution immédiate (jeté dans la Fosse)
- **Les sphères de Narel** : Valeur considérable, suffisantes pour faire entrer une trentaine de personnes sur l'île
- **La sphère verte de Vespera** : Objet mystérieux ressemblant aux perles mais de couleur différente
- **Le matelot aux yeux fixes** : Personnage inquiétant au comportement mécanique, qui semble avoir repéré Cillitéhon
- **Les voix dans la tête de Vespera** : Sa vision s'accompagne de voix incompréhensibles
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## Personnages Introduits
| Personnage | Description |
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| **Le matelot aux yeux fixes** | Homme au comportement étrange et mécanique, ne cligne presque jamais des yeux, semble suivre Cillitéhon |
| **Les gardes de Gueule Noire** | Soldats en cuirasses d'acier sombre et riveté, contrôlent l'accès aux docks |
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*« Le vrombissement ne s'arrête jamais. L'Œil attend. Et nous dansons sur le bord, souriant dans le bruit. »*